mardi 4 septembre 2007

Quelques brèves

Mon stage se termine cette semaine, la fin est proche pour ce blog. Alors à l'heure des reproches, je regrette que vous n'ayez pas été plus nombreux à commenter mes articles, quand bien même vous avez été nombreux à me dire que vous aviez parcouru mon blog. M'enfin, qu'importe si vous lisez ces quelques lignes je vais essayer d'écrire quelques brèves qui vous feront marrer histoire de pas trop vous ennuyez en me lisant.

Citation du séjour: lors de ma première rencontre avec mes futurs collocs, Gareth me demande:
G: "So, what type of studies are you doing?"
Moi: "I'm in engineer school"
G: "What!? A Ninja school?"

... Oui oui bien sur, qu'est-ce tu crois mec le matin je vais en cours avec Naruto et les tortues ninjas...

Les arnaques à Londres:

- déjà les transports en commun, le metro hypra cher puisque dès que tu fais plus de 3 mètres en distance tu changes de zone donc tu raques. Les bus où même quand t'as du fric sur ton oyster card elle marche pas et tu raques 2x plus cher, et ils ont pas la monnaie en plus les salauds.

- Les restos: exemple avec Pizza Hut, il semble que selon la localisation du resto la taille des pizzas change à prix égal... Donc si tu vas dans le vieux pizza hut tout paumé t'as une grosse pizza... Si tu vas dans les coins touristiques, la pizza a rétrécie au lavage.

- Le loyer... Sans commentaires. A ce propos j'ai discuté avec une femme du staff de Biox qui m'a expliqué que les prix à Londres étaient tellement élevés dans l'immobilier que les gens ne pouvaient même pas se permettre de prendre un crédit, car le remboursement mensuel était trop élevé. Du coup, elle même vit avec son mari et ses enfants dans un appart loué, bien qu'ils travaillent tous les deux etc...

Les bons plans:

- Les musées gratuits, du moins pour leurs expos permanentes, vraiment un bon point qui permet de se cultiver un peu quand même.

- La bière moins chère qu'en france. Il faut dire que les anglais sont bien plus des habitués des pubs que nous autres français, ça joue.

- Les concerts: certes un peu chers, mais vraiment tous les groupes savent que Londres est un passage obligé lors d'une tournée européenne. En même temps on les comprends: le public ici est vraiment connaisseur grâce à la bonne distribution par les maisons de disques des groupes de rock. Je comprend bien qu'un groupe de rock US par exemple préfère venir à Londres jouer devant un public de gens qui connaissent leur musique, plutôt qu'en France où ils sont tellement inconnus qu'ils doivent jouer dans des salles 10x plus petites... Enfin c'est l'exception culturelle française.

To be continued...

jeudi 23 août 2007

Tuesday 21/08 The living end!!!



Allez encore une chronique de concert + geekage de guitare pour ceux qui sont pas contents!

Hop ptite tranche de vie:

J'ai découvert ce groupe en seconde, avec leur premier album éponyme. A l'époque je n'ai pas accroché leur son punk trop old school genre sex pistols... Il faut dire qu'à l'époque j'étais à fond dans Blink 182, du coup avec The Living End ca contrastait pas mal...

Et puis bon, petit à petit j'ai accroché quelques chansons, en regrettant que le chanteur ne chante pas plus juste... En + à l'époque j'étais pas un geek de la guitare donc j'avais pas remarqué les purs solos de rock 'n'roll dans cet album.. Bref faux sur toute la ligne.

Cette même année de seconde leur album "roll on" sort et comme je commençais à bien aimer et que je voulait faire mon rebelle "ouah trop bien j'écoute des groupes que tu les connais même pas tellement spa connu" (oui c'est ca qui m'a fait être certainement un des premiers auditeurs de Linkin Park après que mon frère ait acheté hybrid theory le jour de sa sorti en France, j'ai pas honte^^). M'enfin tout ça pour dire que "rebelotte" j'aime pas l'album au début, trop ceci trop cela...

Pour faire court la suite se résume à ça: à l'heure d'aujourd'hui ces 2 albums figurent à mon panthéon du rock' n'roll... Parmi les groupes actuels (disons des 10 dernières années) j'ai jamais trouvé un groupe avec cette patate punk et rock'n'roll old school... Jamais. Tellement de perles à te foutre la pêche moi jdis... Par la suite, le groupe a pondu deux galettes de moins bonne facture, voguant plus vers la pop et les arrangements en studio.

Toujours est-il que je me suis vite demandé: "bon Ok sur Cd ça arrache le slip, mais keskesavo en live?". Quelques lives vu par ci par là me reconforte au vu des décibels qui s'écoulent comme le déluge. C'est donc plein d'entrain que je me rends à l'Electric Ballroom à Camden en ce mardi soir pluvieux et londonnien. J'arrive à l'heure d'ouverture, la population est plutôt punk et première remarque: "rah c'est pas possible qu'ils rassemblent tous les "grands" de Londres dans les salles de concerts... Je sais pas à chaque fois je me sens tout petit et mince, m'enfin, ici faut dire qu'il y a le facteur bière pour les gras du bide quijoue aussi héhé".

Enfin l'attente est longue, avec 2 groupes en première partie: le premier électro rigolo ouais ca va 2 secondes, le second plus pro est dynamique, australien et un peu connu du public à ce que j'ai cru comprendre (j'apprendrais par la suite que le groupe s'appelle "gyroscope"). Aussi, je ressens cette même impression qu'en France dans les gros concerts dans le Mosh Pit (= la fosse): au début personne, puis les gens arrivent et puis ils finissent par pousser et compresser... Mais bon, rien à foutre je lacherais pas ma place devant la scène... Enfin c'est ce que je croyais.

Le groupe se présente à nous sobrement avec un "good evening London" et un premier titre du dernier album assené en guise d'échauffement. Ca saute dans tous les sens ca pousse, c'est le bordel dans la fosse, mais bon c'est cool j'aime l'ambiance qu'il y a... Si seulement yavait pas mon foutu sac qui s'est decroché au bout de quelques chansons... Au bout du compte je décide de m'éloigner un peu de la furia et m'héberge un peu plus loin, là où les gens sautent dans leur coin tranquille.

Etant un peu plus tranquille je passe en mode "geek de la guitare" (définition: regarder les virtuoses jouer pour essayer de faire pareil à la maison... Enfin y'a du boulot, beaucoup de boulot).



Petit apparté sur la composition du groupe: il s'agit d'un power trio. Pour faire plaisir à mes collocs,petit cours de guitare: le gratteux Chris joue sur des Gretsch, des guitares dites demi-caisses: à mi chemin entre l'électrique et l'accoustique, ces guitares originelement utilisées dans le jazz pour leur son chaud et rond, furent détournées par les pionniers du rock, Scotty Moore (guitariste d'ELvis), Chuck Berry puis Brian Setzer (Stray Cats). Ces guitares donnent un son très vintage, rockailleux et brut de décoffrage: de vrai baffes sonores à chaque accord balancé à la foule en délire (souvenez vous la fin du film Retour vers le futur quand Marty fait son solo de guitare). Accompagné par une contrebasse donnant un son plus percutant qu'une basse ordinaire et un batteur qui martèle ses futs sans relache et vous obtenez la puissance de the living end.

Retour au concert, Chris entame une petite intro avant de jouer... Le seul titre que je sais jouer à la gratte (waouh) j'ai nommé "All torn down", une ballade rock assez pessimiste mais très belle, avec un pur solo au milieu. C'est alors que Chris commence sa première impro de la soirée. Enorme, un feeling gros comme ça (moi je te le dis), vraiment digne d'un bluesman, avec un son bien vintage. Wouh j'ai en des frissons. Le groupe continue à enchainer les grosses compos des 2 premiers albums, la foule est en osmose, rien, mais alors rien à redire. The Living End joue, ils sont les maîtres ce soir, pas besoin de parler entre les morceaux comme le fera remarquer Chris lorsqu'il évoquera l'anniversaire le soir même du batteur. Un petit "happy birthday" de rigueur conclut par "hey, what I'm talking about? We're here to play rock'n'roll" Putain mec t'as raison... Et il avait raison, le son est énorme (désolé pour les répétitions", c'est une baffe par seconde avec le son énorme qui sort, la claque. Et au niveau guitare jugez par vous même: rythmique à jumper jusqu'au bout de la nuit, solo à 8000 à l'heure, impro de fou, notamment sur le "boogie tribute".
(voir lien ci dessous)

http://www.youtube.com/watch?v=f9uxWT3nokI&mode=related&search=


L'instant Kiki-dur (copyright Les Mines)

En fait lors de ce morceau, Chris joue seul un boogie à la guitare, et à un moment il se sert de se bouteille de bière fraichement décapsulée comme d'un bottleneck (en gros il l'a fait glisser sur les cordes, ca fait un pur son). Bien sur en agitant la bouteille elle déborde à bloc... Et une fois qu'il a fini, cul sec la bière, en la retournant bien à la fin pour que tout le monde voit qu'il l'a fini comme un grand. Sacré Chris SHenney, Rock'n'roll attitude.

Well, toute les bonnes choses ont une fin et après 1h30 de passage dans une autre sphère musicale, il faut bien retourner sur terre... Quel dommage, j'en aurais bien voulu un peu plus; des concerts comme ça, je pense pas en refaire avant longtemps... Enfin sauf si bien sur The Living se décide à passer en France, pour nous apprendre un peu le rock'n'roll et dégager les bouseux français qui prétendent faire du rock, m'enfin je dis ça j'dis rien.

vendredi 17 août 2007

16/08 Goo Goo Dolls


" Et vla Encore un concert, t'as pas fini oui?" s'écrieront mes détracteurs. Hé oui, encore un concert mais pas des moindres... Comme vous connaissez pas le Goo Goo Dolls, il va ENcore falloir que je vous fasse un descriptif (vous pourriez pas avoir un peu plus de culture musicale des fois?):

EN gros c'est un groupe vieux de plus de 22 ans d'existence, américain d'origine qui a commencé par du rock à tendance punk jusqu'à l'album "dizzy up the girl". Cet album est considéré par les fan (et par moi) comme leur album majeur, versant plus dans la pop que dans le punk... Et c'est en seconde (putain 7 ans deja) que j'ai connu cet album qui venait de sortir à l'époque, avec le titre "Black Balloon"... Poétique, énivré, enlevé, mélancolique, enjoué tantot, voici les qualificatifs qui me sont venus à l'esprit à l'écoute de cette pièce maitresse du rock à tendance pop (= jetez y une oreille ca vaut vraiment le coup)...

Pour la suite de leur carrière, les goo goo dolls sortent en 2002 Gutterflower, un album plus mitigé, dans la lignée de "dizzy up the girl", et 2006 sonne leur grand retour avec "let love in" d'une qualité à mi chemin entre gutterflower et dizzy up the girl.

Outre leurs albums, Johnny Rzeznik leader du groupe, a écrit des chansons pour plusieurs BO: L'ile au trésor (disney), Batman returns, La cité des anges (avec la chanson "Iris") et plus récemment Transformers.

Petite anecdote sur l'obtention du billet de concert. Il s'avère qu'un mois avant le concert, il affichait deja complet... Cependant, bien décidé à prendre ma place, j'ai cherché sur gumtree.com le site de tous les plans londoniens (apparts etc...) des annonces pour acheter mon billet au black... Sachant que je ne l'avais jamais fait, j'ai un peu appréhendé au début, mais bon, qui ne tente rien n'a rien. De toute façon je ne souhaitait pas payer une somme folle.

Donc après quelques contacts, une semaine à peine avant le concert, je trouve un type qui n'arrivait pas à se défaire de ses places et me les faisaient légèrement plus cher que le prix normal. Donc okay, on se donne rdv mardi 14/08 à la gare de Waterloo c'est cool, j'ai son numéro...

Seulement voila, je ne m'étais pas douté que Waterloo était aussi grand et que ce n'était pas évident de donner un point de rdv à quelqu'un. Du coup, une fois arrivé, j'appelle le type qui me dit qu'il est là aussi, et il me dit qu'il est devant "crossoilflgkghjg coffee"... Bien sur, comme je comprend jamais que dalle au tél, je lui demande de répéter, mais je le trouve pas son coffee machin chose... Alors jlui dis où je suis... Enfin j'essaie et le type me comprend pas non plus... Du coup le type s'impatiente un peu, crois que je lui fais une blague et me sors une excuse du genre "un train à prendre" pour se barrer... A ce moment là, vraiment je suis trop dég, je me suis déplacé jusqu'à Waterloo, le mec il est pas à 50 m de moi mais on arrive pas à communiquer... Alors je m'énerve un peu, je commence à tracer dans la gare et là "alléluhiah" je trouve un burger king, le seul burger king, bien voyant de waterloo. Je rappelle le type, et jlui dit "voila jsuis devant le burger king tu peux pas me louper"... 10 secondes après il était là... Ouf c'était moins une. Bon échange de procédé, je regarde sa place essaie d'évaluer son authenticité, ca me parait correct... Le deal est dans la place couZin.

Après ce premier périple, hier soir après le boulot, je me dirige vers la salle de l'appolo à HAmmersmith (voir concert Steve VAi)... Et là c'est la fête, une méga file d'attente qui fait le tour du paté de maison devant la salle. HEureusement je suis arrivé pile à l'heure de l'ouverture des portes, donc ca avance vite donc c'est cool.
Une fois arrivé dans la salle, plus précisément dans la fosse, la salle est vraiment sympa vu d'ici (la dernière fois j'étais tout en haut du balcon, pas le même point de vue). Après une petite attente, la première partie arrive, j'ai pas trop retenu leur nom "glasshouse kids" ou un truc dans le genre... Au début ca ressemble à un gros bordel sonore, la batterie frappe vraiment fort sur mes tympans (pourquoi j'ai oublié les boules Quies >.
La salle se remplit complètement à mesure que les roadies changent le set du 1° groupe pour les goo goo dolls... Petite anecdote guitare: sur le coté je vois le stand de guitares pour les goo goo dolls (il s'avèrera qu'il y avait 3 gratteux)... Bah y'avait facile 20-30 guitares, le truc hallucinant, genre plus que dans un magasin, et pas des moindres... Des gibsons (Les Paul), encore des gibsons (Sg, Es) et puis des acoustiques aussi... "Si vous voulez je peux vous décharger de quelques grattes les gars".

Enfin, le moment tant attendu arrive, et ce sans prévenir, pas d'intro à la con ou les zikos arrivent dans le noir sous une musique d'apocalypse. Non non, ils arrivent en courant comme pour faire un hold up, et vazy que je te balance une claque sonore dans ta gueule... Wouhou bien rock'n'roll comme entrée, ils sont tous à bloc, genre le bassiste qui frappe littérallement sa basse pour jouer ses cordes... ENorme.

Seul hic, la première chanson qu'ils jouent ben j'ai beau chercher je la reconnais pas, un peu la honte quand même. Enfin, ma mémoire revient vite car dès le 2° titre "Slide" je scande les paroles de la moitié des chansons qu'ils vont jouer.

Johnny est très proche du public, faisant des allers retours incessant à gauche et à droite de la scène pour voir tous ses fans, leur laissant le micro pour certains refrains, et même entre 2 chansons en parlant pas mal au public, c'est très sympa, il met clairement une très bonne ambiance. Enfin parfois j'ai eu envie de m'énerver genre: "Ca fait combien de temps depuis la dernière fois à Londres", là ya une fille qui répond "10 mois"... et lui "Ah ouais, ca fait vraiment longtemps, c'est trop cool de vnir ici et blablabla"... hé connard tu peux pas vnir en France plutot?

M'enfin, sinon, pour décrire musicalement le show, disons que le groupe à privilégié l'esprit rock'n'roll et l'émotion au détriment de "la propreté sonore"... Ca sonnait fort très fort, parfois "faux" car le son était trop puissant et on distinguait pas toujours très bien les instrus, bien que la voix était bien audible quand même... Mais bon, ca permet de se prendre une bonne claque bien comme il faut, alors je me plains pas... Et puis c'était vraiment intense, même durant les passages calmes, où Johnny chantait vraiment très bien.

Bref un pur concert de Rock'n'roll à l'ancienne, certes un peu court (1h30 avec rappel), où le groupe aura principalement joué ses tubes des albums "dizzy up the girl" et "let love in"... Sans jouer aucun titre de "Gutterflower", dommage je sais pas ce qu'ils ont contre cet albums...

J'espère ne pas trop vous avoir saoulé, bon vent musical.