mardi 8 avril 2008

Larry Carlton, live @ New Morning 07/04



Attention, ce récit à caractère hautement parisien pourrait heurter la sensibilité des nombreux sudistes pouvant éventuellement lire ce billet.

Première petite remarque, mais où sont passés les commentaires ? C’est un peu relou d’écrire dans le vent, donc SVP ne serait-ce que pour dire « prem’s » ou « IWH », postez un petit quelque chose, ça fait toujours plaisir.

En cette soirée d’avril où la neige envahit les toitures & les voitures parisiennes, je m’aventurais à bicyclette (vélib’ rive gauche style t’entends ?!) à rejoindre la salle du New Morning, non loin de mon domicile. Un coup d’œil rapide sur Mappy, quelques repères (Gare du Nord, Gare de l’Est) et c’est parti mon kiki. J’ai donc géré le trajet, sans l’accès au plan avec la touche select ce qui m’a un peu dérouté (c’est mieux fait dans ff12). En plus la station vélib est devant la salle trop la classe !

Une fois entré dans cette salle maintenant connue de votre serviteur, première remarque, il n’y a que des places assises, on sent déjà le concert de jazz, les polos-chemises-vestes-lunettes-cheveux-frisés are in da house, mais qu’importe c’est même plutôt rigolo. En attendant que le papy daigne se montrer (oui 60 balais par là :p), j’en apprends un peu plus sur l’artiste d’une oreille indiscrète sur les conversations aux alentours : « ouais t’sé il est pas v’nu au New Morning depuis quelques années, normal ses derniers albums c’est de la merde, plus comme avant quoi… » « Il s’est pris une balle perdue dans une rixe, il est devenu très religieux après ça »… Ok 21h30, le bonhomme se pointe en toute simplicité avec ses acolytes bassiste et batteur. Petite veste, chemise jaune, blue jean bien taillé et petite lunette classe, sympa le mec avec sa Gibson ES-335 tobacco sunburst signature Larry Carlton bien sur ;). Avant de jouer, il nous balance un truc que j’avais jamais entendu auparavant : « hello Paris, hum.. How Many Guitar players are in the room tonight ? Please put your hands up. »Lol, le mec qui a compris que son public est pas mal composé de guitaristes geek c’est cool je trouve ;). S’ensuivent 2 titres pour se mettre en chauffe et là je me dis : « Il a beau avoir 60 balais, faire du jazz etc… Il ne néglige pas sa section rythmique qui envoie du lourd et ça fait bien plaisir », cette impression d’ailleurs se confirmera tout au long du concert. En gros, hormis une aisance déconcertante avec l’instrument à 6 cordes (oui je commence à avoir l’habitude de voir ça), le monsieur a un bon vocabulaire, il n’exprime pas beaucoup de choses dans ses chansons, il préfère broder autour du thème qu’il introduit, découd puis recoud dans ses morceaux et c’est un peu toujours le même schéma à quelques exceptions près. En bref, du jazz pour les noobs ! Pas trop de jeu « out «qu’on comprend rien » comme c’est monnaie courante dans le jaaas (3 a et un s, sinon t’es pas snob), beaucoup de phrasé blues, quelques accords zarbis (sinon ce srait pas du jazz) et puis les mimiques du jazzman guitariste, genre quand il fait un bend il soulève le manche de sa guitare à la verticale. Sinon son groupe que dire : le batteur ressemble à un pizzaiolo qui aurait entassé 10 000 pizzas entre ses mains et qui fait tout pour qu’elles se cassent pas la gueule. Hormis cette apparence rigolote, il envoie du steak, enrichissant à mort les morceaux, à certains moments on croirait limite qu’il y a 2 batteurs dans le groupe. Le bassiste, lui est plutôt pépère avec son embonpoint, son tic à lui c’est qu’il ferme les yeux très fort quand il est à fond dans son jeu, un peu comme s’il était sur les cabinet… Je sais, je sais, on croirait limite que j’y suis allé pour me foutre de leur gueule…

Au milieu du show, papy semble fatigué alors il fait une pause de 20 min, soit. Il revient avec 2 morceaux à l’acoustique, sublimes… Le clou du spectacle, c’était trop trop beau, dommage qu’il n’en ait pas plus joué. Le show se finit sur du sacré groove, solo de batterie et tutti quanti dla balle.

Conclusion : Encore un excellent guitariste qui nous a fait part ce soir là de sa très grande expérience de scène et de musique tout simplement. Néanmoins je ne le classe pas au niveau du génie ou du truc de malade, un peu en dessous de Scofield quoi. Enfin, un concert de cette qualité là, ça vaut quand même bien la peine,

Enjoy

lundi 31 mars 2008

Non mais qu'est-ce que c'est que ce travail

Un peu d'évasion...

Lalala, l’esprit oisif qui volète tandis que mes pensées s’évadent ailleurs, hors de ces murs cloisonnés vibrant au rythme des claviers informatiques.

Qu’elle est bonne cette dualité de l’individu perdu dans son cadre de travail, errant au gré des innombrables sources de détournement de son attention : un geste un regard, un détail, une parole, une pensée, peuvent faire basculer tout son être vers un monde merveilleux que rien ne pourra empêcher d’arriver, sauf peut-être les sermons de son chef surprenant un flagrant délit de songe d’hiver. Une douce brise souffle derrière la nuque du jeune hors la loi, tandis qu’un voile mirifique s’abaisse sur ses ornières. Il ne voit plus la carotte tant promise, mais plutôt un univers rempli de constellations, un univers en perpétuel mouvement, un univers qui bouge, qui évolue hors de lui, en son absence.

Ce fâcheux désaccord lui donne toutes les raisons d’empêcher cette catastrophe de poursuivre son cours. Il rejoint donc cette farandole d’espiègleries souhaitant ne jamais la quitter. C’est vrai quoi ! A quoi bon retourner les problèmes quand on peut faire des confettis avec les solutions ? A quoi bon s’éparpiller dans des explications de raisonnements d’éventuels projets quand les créations en devenir sont à nos pieds ? A quoi bon s’interdire de rêver lorsqu’on tient au même moment le premier rôle d’une folle équipée onirique ?

Alors les perceptions changent, les points de vue se multiplient et la gravité ne nous astreint plus à rester cloîtré au sol. Ce délice de l’esprit emporte le corps avec qui trouve une occasion fameuse de relacher son alerte, le souffle s’adoucit, le rythme se stabilise, l’état de petite mort s’installe, tout en douceur.

Soudain, l’alarme retentit, les synapses réemettent des messages virulents tels des électrochocs, la pause n’a que trop duré, il est temps de reprendre le costume du JCD(Jeune Cadre Dynamique) pour de nouvelles aventures de super héros. Avant le retour à la jungle…

Lyrics




Voila quelques lyrics pour un pti slam ou un bon blues c'est selon les gouts, n'hésitez pas à composer là dessus:

Café « in »

Spare time…

Un p’tit détour au guichet de la machine à café

Je laisse le stress qui me presse dans ma tasse

Une addiction sans condition

Je suis le prince de la décoince

La caféine m’a rendu « in »

Les soucis, les conflits

Tout est sujet à ressortir le mépris

Qui remontera ma cote de maille dans les annales

Certains s’enfument dans des shops

Moi je m’enveloppe avec mes potes

Dans une machine de despote

Ces quelques notes de parlote me dopent


Les va et vient me serrent la main

Je souris alors au destin, car tôt ou tard,

Le destin fera de moi un requin

Tout le monde connaît mes frasques

La caféine m’a rendu « in »… Jusque dans mes basques

Certains s’enfument dans des shops

Moi je m’enveloppe avec mes potes

Dans une machine de despote

Ces quelques notes de parlote me dopent

Certains s’embarquent contre les vagues

Moi j’reste tranquille sans bouger d’un cil

Dans un univers d’échanges au meilleur taux d’change

Ces flots de mots ne sont jamais de trop

Tu verras, tu sauras

Quand les machines de la loi

Quand les rouages ton monde

S’y mettront

Tu iras, tu courras

Vers le savoir des bruits de couloir

Vers la transparence des eaux troubles

Sans profondeur