The Lost Symphonies EP is about you and me, all the people creating some musical piece in their own room at midnight or some time in the morning. It’s about all those fallacious melodies that you may enjoy play in the middle of nowhere just because at that exact moment you’re in the mood to feel something you want to transcript musically. In a certain way, this title is some kind of tribute for all the musicians, playing with their senses and their heart, most of the time for themselves.
My own contribution is a collection of songs reflecting different times, moods and relationships with different characters and way of living. I hope you’ll enjoy feel what I felt during all this time.
Someday:
It’s a love song dedicated to the one I love. I wrote it in one night with my acoustic guitar. It had some changes because I used to play it with different bands in which I was. First I adapted it to the electric guitar, then I used a reggae rhythmic feeling to get close to that “chill out” emotion, and then I added some bass lines to make it groovier. Today I feel like I need a female voice to sing that song because to me, it will bring a newly fresh dimension to the lyrics and that’ll sound cool… Unfortunately I’m still looking for a girl to sing that song the way I want it… The solo needs to be improved too, I want something sensitive but not aggressive, with lot of feeling… As “Bold As love” covered by John Mayer would be.
Back Home:
This is the very first song I’m proud of because it results from the collective feeling of four people: Vincent, Hugo, Max and me. First, I wrote the lyrics and the riff for the verses during my exam period back in the summer of 2005. I was all alone in Paris far from my family and friends in Toulon, studying abstract theories that may never be useful for me later and I ended writing a song about a guy who is tired about this way of life and needs to come “back home”. The most important part -that’s to say the chorus- was a problem for us… We had some unexpected inspiration (“Intervilles” theme, don’t make fun on that please) and finally it ended like a powerful and harsh chorus.
L’étau
This song was recorded back to the time when I was in London for my studies. It was the first time I wrote French lyrics and I made a spoof of some “Chanson française” song, inspired by Mickey 3D, Tryo and Cali. I had a lot of fun playing that song because I was laughing at myself and at the same time I was denouncing the easy way of creating simple songs with 3 chords and funny lyrics that don’t make much sense… Like many popular “chanson française” artists do.
Rap song
This total delirium is once again inspired by all this “music” I see on TV or whatever… I’m so tired of these French poets who’ve got nothing to say, with simple samples on playback backgrounds… So I wanted to give it a try to get that fuckin’ proof that it doesn’t take the soul of an artist to create this… It seems that I ain’t wrong regarding the opinions of friends listening to that spoof of “p’tain chuis venere elle me les a brisé en 2 t’chulé!”. Honestly, I think this song deserves a good production in order to have something stunning and loud. I was surprised to get close to that “rebelle de la society hip hop” voice… Maybe I would prefer to have a nice voice to sing, but things are what they are… And it’s still better to make what you’re good at rather than struggling for something you don’t manage to do well.
Further, I have some ideas in different ways: beach-like songs, metal stuff, emo melancholic drama… The thing is, it gets difficult for some reasons:
* Most of the time when I got the ultimate idea it’s just not the right moment: too sleepy, or working, doing some stuff… Hence I CAN’T grab my guitar and just play that melody inside my head in the exact representation I got of it… So frustrating and irritating!
* I clearly got a lack of means to fulfil my dreams… This proverb describes well the difference between theory and reality, if only I could record in a studio with lots of instruments and studio musicians, singers and producers… What a dream it could be! But still, I just play with what I got, with my guitar so attuned, and my voice so out of myself…
* Sometimes I can’t reach what I want to play. Broken dreams and stupid hopes I know… Sometimes I feel like others don’t care about my stuff, my music, most of all when I try to get serious… I feel like ridiculous it’s boring… and a pain in the ass.
Whatever the matters, this is the first act of my tracks, hope you’ll lend an ear or two one of these days…
To be Continued…
mardi 27 mai 2008
mercredi 14 mai 2008
Review concert: Robert Plant & Allison Krauss
Cela faisait un bout de temps que je n’avais pas fait un concert à Paris… Oui 1 mois c’est long, surtout quand on a raté des opportunités connues : Blonde Redhead, Mindless Self Indulgence, ou inconnues : Newton Faulkner (trop trop dég quand je l’ai su). L’occasion aussi de découvrir une nouvelle salle de spectacle et pas des moindres puisqu’il s’agit du Grand Rex… Quand je dis "pas des moindres" c’est rapport aussi au prix des places, jugez vous-mêmes :
- Pour le présent concert, j’ai payé le tarif minimum (45 euros) pour une place dans le poulailler, vous savez comme à l’opéra où les personnages vous paraissent aussi démesurément grand que des fourmis… Pour les meilleures places il fallait compter pas loin de 100 euros.
- Mais ce tarif n’est pas l’exclusivité de l’affiche qu’il m’a été donnée de voir… J’ai souhaité un temps voir Joe Satriani au grand Rex… Malheureusement il ne restait plus que des places à 85 euros… J’ai dû me résigner.
Cette introduction ayant été succinctement (and successfully) introduite par le biais du lyrisme narratif de votre serviteur, je me dois à présent de présenter les 2 artistes en tête de liste du concert : comme aux présidentielles on a le choix entre un homme et une femme. L’homme en question fut un temps chanteur d’un petit groupe de paysans dans leur campagne, laide ZEP en line ? Euh Led Zeppelin pardon. La femme est juste une petite chanteuse de country dont c’était visiblement le premier concert à Paris… Elle a juste chanté a cappella sur la BO de « Oh Brother » ou encore signé un « whiskey lullaby » avec Brad Paisley… Mais bon passons.
J’ai pas mal écouté leur album et je dois avouer que le parfum auditif qui s’en dégage m’a emmené vers les contrées lointaines de l’Amérique profonde, les états unis de la démesure, des paysages déserts et calmes… Un peu le trip du village désert avec la meule de paille qui passe dans la rue, voyez le trip. Les voix des 2 zozios se mêlent tantôt et se démêlent avec le plus grand charme, la plus grande sincérité vibrante de virtuosité. Alors c’est dire que j’espérais beaucoup retrouver cette sensation en live.
Revenons à la réalité : hier mardi 15 Mai, 19h30 : mon arrivée triomphante devant la salle scelle un parcours mirifique en vélib dans Paris. Le temps de chercher un endroit où jeter mon vélo et me vla ti pas que j’fais la queue en mangeant une quiche leader price toute froide achetée du super marché. Une fois l’entrée passée, je monte , je monte, je monte… D’emblée la salle me semble vieillotte et ringarde au possible… Le grand rex ne tient pas la comparaison au Barbican de Londres…Enfin bref, encore une fois passons.
Peu de temps après m’être posé, la première partie entame son set de 30 min… Un petit trio gratte sèche / violoncelle / Djembé nous sort un truc très propre et touchant, dans la même veine » trip dans les landes perchées sur des milliers de km » que la tête d’affiche, et « ça » fait plaisir. « Ca » c’était un pti gars du nom de Scott Matthews, ça mérite vraiment qu’on y jette une oreille, à bon entendeur…
Peu de temps après, les artistes débarquent. Premier point : ils sont nombreux sur scène, pas moins de 5 musiciens accompagnent Robert & Allison incluant : des guitares / mandolines / banjo / contrebasses / batterie… Le petit plus c’est Allison Krauss qui accompagnera quelques morceaux au violon… Au grand dam ça sonne un peu faux parfois.
Première impression assez mitigée, le son n’est pas si fort que ça, peut être est-ce parce que je me trouve en fond de salle, ou plutôt tout en haut. Deuxième détail, je trouve l’ensemble un peu « mou du genou » et pas très lié et cohérent. En outre les soli de guitares sont assez confus et brouillon je trouve (oh sacrilège !!!)… Donc bah c’est pas mal oki, les voix assurent pas mal, mais bon c’est pas beaucoup mieux que sur le cd, même parfois moins bien. Le show avance et des gros lourdauds au fond (avec des bonnes voix de beaufs) scandent « Stairway to Heaven »… Robert Plant répond par un « Black Dog » tout tranquille et plutôt pas mal revisité ça commence déjà à me plaire un peu plus. La suite s’améliore peu à peu tandis que Robert quitte momentanément la scène pour laisser Allison chanter quelques titres en solo. Et là je kiffe, la voix de la miss et très typée country nasillarde américaine, mais Diantre ! Ça le fait. Vraiment sa voix envoie du steak ou plutôt du bison grillé et ça commence à me prendre aux tripes… En plus, la demoiselle est très classe dans sa robe de soirée et sa tignasse blonde ne laisse pas le public indifférent, ce qui mériterait amplement une mention « oh couzine t’ies bonne, moi je te le dis ! ». Passés ces quelques moments culminants du concert, l’émotion retombe peu à peu, à mesure que le concert s’achève.
Conclusion ? Humm comme dirait un très grand philosophe des plateaux d’Auvergne « Hhhhhh Sanction » un pti peu quand même parce que bon, il a beau être un papy aujourd’hui le Robère Plante, il a quand même un sacré passé et j’en attendais plus de lui. Mais bon son erreur est pardonnée grâce à la grâce de la couzine Allison qui s’est révélée, je pense, aux yeux du grand public.
mardi 8 avril 2008
Larry Carlton, live @ New Morning 07/04
Attention, ce récit à caractère hautement parisien pourrait heurter la sensibilité des nombreux sudistes pouvant éventuellement lire ce billet.
Première petite remarque, mais où sont passés les commentaires ? C’est un peu relou d’écrire dans le vent, donc SVP ne serait-ce que pour dire « prem’s » ou « IWH », postez un petit quelque chose, ça fait toujours plaisir.
En cette soirée d’avril où la neige envahit les toitures & les voitures parisiennes, je m’aventurais à bicyclette (vélib’ rive gauche style t’entends ?!) à rejoindre la salle du New Morning, non loin de mon domicile. Un coup d’œil rapide sur Mappy, quelques repères (Gare du Nord, Gare de l’Est) et c’est parti mon kiki. J’ai donc géré le trajet, sans l’accès au plan avec la touche select ce qui m’a un peu dérouté (c’est mieux fait dans ff12). En plus la station vélib est devant la salle trop la classe !
Une fois entré dans cette salle maintenant connue de votre serviteur, première remarque, il n’y a que des places assises, on sent déjà le concert de jazz, les polos-chemises-vestes-lunettes-cheveux-frisés are in da house, mais qu’importe c’est même plutôt rigolo. En attendant que le papy daigne se montrer (oui 60 balais par là :p), j’en apprends un peu plus sur l’artiste d’une oreille indiscrète sur les conversations aux alentours : « ouais t’sé il est pas v’nu au New Morning depuis quelques années, normal ses derniers albums c’est de la merde, plus comme avant quoi… » « Il s’est pris une balle perdue dans une rixe, il est devenu très religieux après ça »… Ok 21h30, le bonhomme se pointe en toute simplicité avec ses acolytes bassiste et batteur. Petite veste, chemise jaune, blue jean bien taillé et petite lunette classe, sympa le mec avec sa Gibson ES-335 tobacco sunburst signature Larry Carlton bien sur ;). Avant de jouer, il nous balance un truc que j’avais jamais entendu auparavant : « hello Paris, hum.. How Many Guitar players are in the room tonight ? Please put your hands up. »Lol, le mec qui a compris que son public est pas mal composé de guitaristes geek c’est cool je trouve ;). S’ensuivent 2 titres pour se mettre en chauffe et là je me dis : « Il a beau avoir 60 balais, faire du jazz etc… Il ne néglige pas sa section rythmique qui envoie du lourd et ça fait bien plaisir », cette impression d’ailleurs se confirmera tout au long du concert. En gros, hormis une aisance déconcertante avec l’instrument à 6 cordes (oui je commence à avoir l’habitude de voir ça), le monsieur a un bon vocabulaire, il n’exprime pas beaucoup de choses dans ses chansons, il préfère broder autour du thème qu’il introduit, découd puis recoud dans ses morceaux et c’est un peu toujours le même schéma à quelques exceptions près. En bref, du jazz pour les noobs ! Pas trop de jeu « out «qu’on comprend rien » comme c’est monnaie courante dans le jaaas (3 a et un s, sinon t’es pas snob), beaucoup de phrasé blues, quelques accords zarbis (sinon ce srait pas du jazz) et puis les mimiques du jazzman guitariste, genre quand il fait un bend il soulève le manche de sa guitare à la verticale. Sinon son groupe que dire : le batteur ressemble à un pizzaiolo qui aurait entassé 10 000 pizzas entre ses mains et qui fait tout pour qu’elles se cassent pas la gueule. Hormis cette apparence rigolote, il envoie du steak, enrichissant à mort les morceaux, à certains moments on croirait limite qu’il y a 2 batteurs dans le groupe. Le bassiste, lui est plutôt pépère avec son embonpoint, son tic à lui c’est qu’il ferme les yeux très fort quand il est à fond dans son jeu, un peu comme s’il était sur les cabinet… Je sais, je sais, on croirait limite que j’y suis allé pour me foutre de leur gueule…
Au milieu du show, papy semble fatigué alors il fait une pause de 20 min, soit. Il revient avec 2 morceaux à l’acoustique, sublimes… Le clou du spectacle, c’était trop trop beau, dommage qu’il n’en ait pas plus joué. Le show se finit sur du sacré groove, solo de batterie et tutti quanti dla balle.
Conclusion : Encore un excellent guitariste qui nous a fait part ce soir là de sa très grande expérience de scène et de musique tout simplement. Néanmoins je ne le classe pas au niveau du génie ou du truc de malade, un peu en dessous de Scofield quoi. Enfin, un concert de cette qualité là, ça vaut quand même bien la peine,
Enjoy
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